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Pistes éthno-pédagogiques

En surfant de-ci, de-là, j’ai trouvé un blog « ANTHROPOLOGIE ET EDUCATION » avec des articles intéressants quoique écrits de manière assez peu accessible.

Sous le titre « pistes éthnopédagogiques »,  « Quelques pistes ethnopédagogiques à suivre qui sont autant de tentatives de définition d’une approche encore largement à construire. »

  • Elaboration d’une pédagogie fondée sur l’étude du milieu;
  • Prise en compte des conditions de vie de l’enfant, des acquis pré et parascolaires, des formes de pensée et de sensibilité propres à des groupes particuliers, et des acteurs traditionnels de formation;
  • Elaboration d’instruments de mesure des connaissances;
  • Prise en compte pédagogique des diversités régionales et linguistiques, et des situations de bi et multilinguisme;
  • Etude des problèmes posés par les minorités ethniques;
  • Prise en compte pédagogique des subcultures de classes sociales;
  • Etude des problèmes pédagogiques que posent l’urbanisation et la migration, ainsi que l’éducation en milieu multiculturel;
  • Pédagogie de l’animation en vue du développement;
  • Pédagogie de l’ouverture aux autres cultures. (P. Erny)

J’ai essayé de laisser un commentaire sur le blog, mais ça a pas eu l’air de marcher.  A réessayer ?
Ce que je voulais lui dire, à ce monsieur, c’est qu’il me semble qu’une piste « éthnopédagogique » devrait aussi inclure « l’étude des problèmes posés par les majorités éthniques » : les majorités posent tout autant de problèmes à la minorité, voire plus, que l’inverse, non ? Pensons aux discriminations, racisme institutionnel, éthnocentrisme and co. Et puis les minorités, ce ne sont pas que des problèmes posés, ce sont aussi des ressources, des richesses.

Exemple concret: pour des mots d’origine latine, je demande à des élèves de parents portugais ou espagnols comment on dit ces mots dans leur langue.Souvent, l’origine latine est plus proche. Et c’est plus facile pour eux de se souvenir de ce que des mots comme « carnivore » veut dire.
A une anglophone en bagarre avec les « c’est » et les « ses », j’expliquais que « c’est » se traduit par « it’s » et « ses » par « her » . Plus facile !

Cela dit, je trouve ces pistes de réfléxion très intéressantes. C’est ce vers quoi je tends. Surtout les deux premiers, d’où ces jolis(?) bleus que je leur ai mis en arrière-fond. A mon petit niveau, j’essaie d’expérimenter ce type d’approche.
Au minimum, je fais des commentaires qui soulignent à l’élève que lui et moi partageons la même réalité sociale : « il a 239 CHF pour s’acheter des CDs ! (donnée authentique d’un exercice de math) Il a vraiment plein de fric, ce mec! J’ai jamais eu ce genre d’argent ! » /
« Dans cette méthode
(AUF DEUTSCH), on voit que tous les adultes vivent dans des maisons. A mon avis, c’est parce que c’est une méthode qui part de la réalité allemande. Là-bas, avoir sa propre maison est beaucoup moins cher qu’ici. Mais bon, il y a aussi pas mal de gens qui vivent dans des immeubles, en Allemagne. »

Expliciter les distances sociales présentes dans le matériel scolaire (intitulés d’exercice, choix des illustrations, etc.), les rendre visibles pour rendre visibles aussi, les normes sous-jacentes véhiculées. Avoir l’espoir que cela permet dès lors  de choisir. Choisir de se différencier de ce discours normatif et aliénant tout en incorporant le savoir véhiculé par l’école (je peux être bon en math sans posséder 239.- à gaspiller en CD, savoir nommer les différentes parties d’une maison individuelle quand bien même je n’en posséderai jamais une, etc. ). C’est l’objectif. Pas toujours atteint.

« Pédagogie de l’ouverture aux autres cultures« . Souvent, les gens se refusent à faire de l’interculturel. Ce serait de la matière « en plus », une « surcharge » qu’on hésite à imposer. Personnellement, je suis assez frappée par l’obstination avec laquelle le programme scolaire vaudois aborde les grandes découvertes (Colomb et consorts) sans mentionner, ne serait-ce que d’une phrase, que la chute de l’empire byzantin et la naissance de l’empire ottoman ont été une des raisons des dites découvertes : les Ottomans contrôlant dorénavent la route vers l’Est, il devenait rationnel d’investir dans de coûteuses expéditions à la recherche de voies commerciales alternatives…Prendre en compte l’autre, c’est souvent s’aider à se comprendre soi-même.

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Préparer un test en histoire

Jusqu’à présent, j’ai eu de la peine à aider des élèves à préparer des tests d’histoire. J’avais trop tendance à « expliquer ». Or je crois que la difficulté principale des élèves faibles dans ces matières, c’est de savoir structurer l’information. Mes explications, je le crains, ne faisaient que rajouter une couche supplémentaire dans un vaste tas informe .
Certains enseignants proposent des « objectifs d’apprentissage ». C’est bien pour les élèves, encore faut-il s’assurer que ces objectifs aient été bien compris. Pour cette fois, j’ai demandé à mon élève de préparer elle-même un test. Ce faisant, elle avait « couvert » environ 50 % de la matière. Je lui alors demandé de donner les réponses à son propre test, ce qu’elle a bien réussi. Tout ce processus a permis de renforcer sa confiance en elle ainsi qu’à amorcer une plus grande autonomie dans le processus d’apprentissage.

Pour ce qui restait, je lui ai simplement reformulé les objectifs d’apprentissage sans lui donner les réponses. Elle a elle-même cherché les réponses. Et j’en ai vérifié la pertinence.  J’espère que ce travail sera fructueux. Quoiqu’il en soit, dans ce travail en commun, je me suis effectivement aperçue qu’elle connaissait un tas de détails sur le thème en question, mais qu’elle avait aussi compris certains éléments centraux de manière complètement absurde.

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